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La vie associative

Dans toutes les sociétés traditionnelles africaines, les rapports sociaux ont toujours reflété la vie des hommes dans Ie processus de production et de consommation. Dans la société de Siguiri, à l'image des autres sociétés africaines, Ie Système économique est basé sur l'autoconsommation et l'économie reposait sur la communauté familiale villageoise. Le surplus économique n'a jamais permis l'enrichissement de certains individus par rapport à d'autres.

Les populations de Siguiri étaient fortement étagées et comprenaient fondamentalement :

- Ies aînés : compte tenu de leurs connaissances et de leurs expériences acquises
cours des âges, ils étaient les organisateurs du travail, contrôleurs et gestionnaires du
produit social accumulé à leur niveau ;

- les cadets : hommes et femmes qui constituent des agents effectifs de la production. Au niveau des cadets il y avait aussi une répartition des tâches par âge et par sexe.

L'énergie humaine restait Ie facteur déterminant de la production. Or, cette énergie variait selon l’âge et Ie sexe. De façon générale l'aptitude physique e l'acquisition des connaissances (au sens large du terme) variait dans une proportion inverse.

L'aptitude physique s'épuise avec l’âge, et les connaissances s'acquièrent au fil du temps. Tout ce que nous venons de voir dégage une importance, accordée aux rapports de parenté, autorité des aînés sur les cadets.

l y a un grand nombre d’associations locales à Siguiri connues sous le nom de Sèrès. Ce sont des associations de groupe de personnes appartenant à la même catégorie d’âge. Il y a actuellement plus de 70 groupes (Sèrès) enregistrés. Ils apportent leur soutien à l’un des membres en cas de besoin, et assurent l’organisation des cérémonies sociales (mariage, baptême, décès).

Les ressortissants de Siguiri vivant à Conakry ou à l’extérieur de la Guinée, forment des groupes de réflexion pour le développement de la communauté. Certains sont des responsables politiques, des médecins, des juristes, des pharmaciens, des enseignants, etc., comprenant un représentant de chaque Sèrè. AJVD et BADENYA sont parmi les plus connus.

Parmi les danses cérémoniales, nous avons :

Le Doundoumba : Danse des hommes forts. Il est né dans le Hamana , Préfecture de Kouroussa. Les Bratigui (ou possédants de la place publique) forment un groupe de jeunes hommes par classe d’âge (de 20 à 25 ans) qui organisent cette danse. Elle reflète une démonstration de force ou de courage. Cette danse devenue très célèbre se pratique aujourd’hui partout en Guinée.

Le Waraba (danse de l’animal redouté), le kondénfôli (danse de masque), le Kassafôli (danse de la fin des cultures), le Mamaya (danse de réjouissance), le fèfö (danse de la calebasse), le Donso fôli (danse des chasseurs), le Koma fôli (danse des féticheurs).

Vie sociale

Dans la zone de Siguiri, plusieurs événements font l'objet de danses joyeuses. De même qu'il y a des danses circonstancielles qui naissent des innombrables imprévus de l'existence, il y a des danses rituelles issues de l'histoire. Ainsi, au moment où la civilisation Mandingue rayonnait sur une grande partie de l'Ouest Africain, le vautour qui planait habituellement autour des cadavres de l'ennemi fut considéré comme le Symbole de la bravoure. On lui dédia la danse du "Doua" (le vautour). La tradition a adopté cette danse comme une distinction honorifique avec l'avènement d’un monde de paix. Plusieurs danses de ce genre jalonnent l'histoire des populations de Siguiri dans le grand Mandingue. On peut citer :Djandjon, Nyarigbasa, Nankumandjan, Kulandjan... Quant aux danses circonstancielles, elles sont aussi nombreuses que les événements de la vie. Elles se caractérisent souvent par la grande part due à l'improvisation. Le meilleur exemple qu'on puisse donner est celui destiné à animer les récoltes. Pendant cette période tout le village se rassemble pour récolter ensemble les champs de chaque famille. Le soir, au clair de lune; sur la place publique du village cette forme d’assistance collective est l’occasion des grandes festivités et de multiples danses joyeuses. Un événement aussi important qui est le "simbon-si " ou veilles funéraire organise par les chasseurs.

 

a)- Situation scolaire : La première école primaire de Siguiri a été fondée en 1895 avec un effectif de 100 élèves. Actuellement, il existe dans la préfecture :

- 89 établissements scolaires du primaire avec 11.738 élèves dont 3.112 filles ;

- 2 établissements franco-arabes;

- 3 établissements du secondaire dont 1 lycée avec 1.685 élèves dont 222 filles.

Les effectifs correspondants des enseignants sont ; de 183 dont 29 femmes pour le Primaire et de 57 dont 4 femmes pour le secondaire.

Les besoins en personnel enseignant sont estimes à 87 pour le primaire et à 9 pour le

Secondaire alors que les besoins en infrastructures s'élèvent respectivement à 21 et à 12 classes.

Autrement dit les besoins en infrastructures scolaires, suivant le niveau et les localités, se pressentent ainsi qu'il suit:

- construction d'un nouveau lycée de 12 classes à Siguiri Centre ;

- construction d'une école primaire à 3 classes dans les localités de Saourou, Dankakoro, Djilengbè et Sebekoro ;

- normalisation de l'école primaire ORS par la construction de 3 nouvelles classes ;

- extension de l’école primaire principale "Louis Dupis" et de celles de Bolibana et Nanko par la construction de 2 classes.

Dans la préfecture, il existe 29 centres d'alphabétisation, aucun n'est fonctionnel.

Beaucoup d'enfants abandonnent l'école pour les petits boulots

b)- Situation sanitaire : La couverture sanitaire de la préfecture est assurée par un hôpital, 12 centres de santé et quelques dispensaires.

L'hôpital de Siguiri a été construit en 1908 sous l'appellation de "Assistance médicale indigène". II était dirige à l'époque par un élève - médecin africain.

S'il est vrai que cette assistance médicale indigène s'est métamorphose pour devenir aujourd'hui un hôpital de 3e catégorie, il n'en demeure pas moins que les infrastructures initialement réalisées sont restées les mêmes. Aujourd'hui, elles se présentent dans un état de vétuste avancée.

En effet, les bâtiments qui servent de Chirurgie dentaire, de logement au D.H et au médecin dentiste conservent toujours leur architecture coloniale. La maternité, la médecine générale et la pharmacie ont été construites en 1952 - 1953. Enfin, le bloc de la Chirurgie (communément appelé nouveau bâtiment) est un produit inachevé du plan triennal (1960-1963).

Parmi tous ces bâtiments, seul celui abritant. Médecine générale vient de faire peau neuve grâce à une action de rénovation réalisée par I'ONG Badenya - France, la Mission Protestante Américaine "SIM" et l'Organisation "Médecins sans Frontière".

La couverture sanitaire de la préfecture est loin de satisfaire les besoins de la Population. Pour la seule commune urbaine, les besoins en infrastructures sanitaires sont les suivants :

- district de Tiguibiry : population : 3.535 habitants; besoin : 1 dispensaire - maternité ;

- district de Kiniebakoro : population : 2.000 habitants; besoin : 1 dispensaire - maternité (localité située à 15 km du centre urbain) ;

-district de Sougoula : population : 1.235 habitants ; besoin : 1 dispensaire (localité située sur la rive droite du fleuve Niger à 18 km environ du centre urbain) ;

-district de Nyandankoura : population : 1.630 habitants; besoin : 1:dispensaire (localité situe à 17 km du centre urbain).

 

 
 

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