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Bonne lecture |
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Mines : Les fabuleuses réserves d'or des provinces médiévales du Bouré et du Sèkè sont connues du monde entier. Historiquement, l’or du Bouré et du Sèkè a servi au rayonnement du grand empire Mandingue. Le commerce florissant entre l'empire du Mali et l'Afrique du Nord des le Xlle siècle et le légendaire pèlerinage à la Mecque de l'Empereur Kankou-Moussa au XlVe siècle en sont des illustrations éloquentes. Les premières sociétés. Minières ont fait leur apparition à Siguiri des après l'occupation française, c'est-à-dire au début du siècle en cours (de 1908 à 1916). Parmi ces premières sociétés minières on retient celles-ci: - Société des Dragages Aurifères du Tinkisso ; - Compagnie Minier de Guinée à Fatoya ; - Mines de Siguiri à Fatoya ; - Société des Mines de Haute Guinée à Dalamban ; - Société de Koba, de Balato, Oulada ; - Société de Bouré, Sèkè, Didi; - Compagnie Lyonnaise des Gisements Aurifères en Guinée. II n'y a pas une seule sous-préfecture dont le sol et le sous-sol ne renferment pas d'énormes réserves d'or. Pour la commune urbaine, les zones aurifères identifiées sont: - District de Bambala - District de Diatéla - District de Sebekoro - District de Dankakoro - Secteur de Kobada (district de Djiléngbè) - Secteur de Töka (quartier Siguiri-Koro 2) - Secteur de Kökoron (quartier Siguiri-Koro 2) -Secteur de Komassangban (quartierSiguiri-Koura 1) -Secteur de Somonobougou-Bèrè (quartier Kouroudakoro 2). D'importantes réserves d'or sont identifiées sous les eaux du fleuve Tinkisso. II en est de même pour le Niger. Situation sociale : a)- Situation scolaire : La première école primaire de Siguiri a été fondée en 1895 avec un effectif de 100 élèves. Actuellement, il existe dans la préfecture : - 89 établissements scolaires du primaire avec 11.738 élèves dont 3.112 filles ; - 2 établissements franco-arabes; - 3 établissements du secondaire dont 1 lycée avec 1.685 élèves dont 222 filles. Les effectifs correspondants des enseignants sont ; de 183 dont 29 femmes pour le Primaire et de 57 dont 4 femmes pour le secondaire. Les besoins en personnel enseignant sont estimes à 87 pour le primaire et à 9 pour le Secondaire alors que les besoins en infrastructures s'élèvent respectivement à 21 et à 12 classes. Autrement dit les besoins en infrastructures scolaires, suivant le niveau et les localités, se pressentent ainsi qu'il suit: - construction d'un nouveau lycée de 12 classes à Siguiri Centre ; - construction d'une école primaire à 3 classes dans les localités de Saourou, Dankakoro, Djilengbè et Sebekoro ; - normalisation de l'école primaire ORS par la construction de 3 nouvelles classes ; - extension de l’école primaire principale "Louis Dupis" et de celles de Bolibana et Nanko par la construction de 2 classes. Dans la préfecture, il existe 29 centres d'alphabétisation, aucun n'est fonctionnel. b)- Situation sanitaire : La couverture sanitaire de la préfecture est assurée par un hôpital, 12 centres de santé et quelques dispensaires. L'hôpital de Siguiri a été construit en 1908 sous l'appellation de "Assistance médicale indigène". II était dirige à l'époque par un élève - médecin africain. S'il est vrai que cette assistance médicale indigène s'est métamorphose pour devenir aujourd'hui un hôpital de 3e catégorie, il n'en demeure pas moins que les infrastructures initialement réalisées sont restées les mêmes. Aujourd'hui, elles se présentent dans un état de vétuste avancée. En effet, les bâtiments qui servent de Chirurgie dentaire, de logement au D.H et au médecin dentiste conservent toujours leur architecture coloniale. La maternité, la médecine générale et la pharmacie ont été construites en 1952 - 1953. Enfin, le bloc de la Chirurgie (communément appelé nouveau bâtiment) est un produit inachevé du plan triennal (1960-1963). Parmi tous ces bâtiments, seul celui abritant. Médecine générale vient de faire peau neuve grâce à une action de rénovation réalisée par I'ONG Badenya - France, la Mission Protestante Américaine "SIM" et l'Organisation "Médecins sans Frontière". La couverture sanitaire de la préfecture est loin de satisfaire les besoins de la Population. Pour la seule commune urbaine, les besoins en infrastructures sanitaires sont les suivants : - district de Tiguibiry : population : 3.535 habitants; besoin : 1 dispensaire - maternité ; - district de Kiniebakoro : population : 2.000 habitants; besoin : 1 dispensaire - maternité (localité située à 15 km du centre urbain) ; -district de Sougoula : population : 1.235 habitants ; besoin : 1 dispensaire (localité située sur la rive droite du fleuve Niger à 18 km environ du centre urbain) ; -district de Nyandankoura : population : 1.630 habitants; besoin : 1:dispensaire (localité situe à 17 km du centre urbain). CONCLUSION Classée dans la catégorie B des communes urbaines du pays, Siguiri occupe incontestablement !e dernier rang des communes de sa catégorie sur le plan du développement socio-économique et socioculturel. Particulièrement bien dotée par la nature en richesse du sol et du sous-sol, la ville de Siguiri se débat avec désespoir dans d'énormes difficultés: - réseau routier urbain mal assaini (il est plus facile de circuler en véhicule sur une piste rurale que sur une rue des quartiers Siguiri-Koura l et Bolibana 2) ; - insalubrité notoire de tous les quartiers de la ville due au manque de moyens pour créer et faire fonctionner un service de voirie et de la salubrité publique ; - manque de bitume sur les principales artères de la ville créant une pollution intense et permanente de l'atmosphère au centre urbain ; - manque de moyens financiers pour la création et le fonctionnement du service de la voirie communale. Par ailleurs, de multiples inondations causent d'importants dégâts matériels chaque année aux habitants des quartiers de Siguiri-Koura 1, Siguiri-Koura 2 et Bolibana 2 riverains de Farani. Pour circonscrire ce fléau, il est nécessaire de procéder à un aménagement conséquent de Farani. Le coût global d'un tel projet est estime à plus de 200.000.000 Francs Guinéens. Enfin, la rénovation des grands espaces de la ville (marché urbain, gare routière principale) est bloquée faute de financement.
Siguiri, le 18 décembre 1995
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