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Santé & hygiène |
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LE DIABÈTE privilégier les aliments riches en fibres les glucides complexes les poissons réduire les graisses saturées l'alcool éviter le sucre et les sucreries le tabac Le mot diabète vient du grec diabète (qui traverse) et désigne une maladie métabolique se caractérisant par le passage anormal de sucre dans les urines, d'où son nom de diabète sucré. La présence de ce sucre, ou glucose, dans les urines (glycosurie) est due à l'élévation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Le glucose, qui appartient à la famille des glucides, est la source énergétique ou « carburant » principal de toutes les cellules de notre organisme. Il est fourni par l'alimentation soit sous forme de glucides complexes (céréales, féculents), soit sous forme de sucre simple, mais peut également être fabriqué par l'organisme à partir d'autres nutriments. L’utilisation du glucose par les cellules dépend d'une hormone, l'insuline. Sécrétée par le pancréas - une glande digestive -, l'insuline participe à la régulation du taux de glucose dans le sang. Le maintien d'une concentration suffisante est très important pour répondre aux besoins énergétiques de toutes les cellules de l'organisme, en particulier celles du cerveau. Lorsque le taux de glucose sanguin est trop important (hyperglycémie), il perturbe le bon fonctionnement des cellules et encrasse les vaisseaux, contribuant à la formation de l'athérosclérose. Lorsque ce taux est trop faible, il entraîne une hypoglycémie. Le fonctionnement du cerveau est alors perturbé et le malaise peut aller jusqu'au coma. Chez un sujet diabétique, soit il n'y a pas de sécrétion d'insuline (diabète insu lino dépendant), soit cette sécrétion est insuffisante (diabète non insulinodépendant). Cela provoque une hyperglycémie avec glycosurie, le glucose étant mal ou pas utilisé par les cellules de notre organisme. Le diabète insulinodépendant L’insuline n'est plus produite à la suite d'une destruction des cellules du pancréas ; le traitement consiste donc principalement à en administrer. Seule une injection régulière d'insuline peut rétablir le bon fonctionnement de l'organisme. Le traitement diététique est lui aussi très important et permet d'améliorer l'équilibre glycémique. Il vise en particulier à limiter une trop forte augmentation du taux de sucre dans le sang après les repas. Ce type de diabète survient le plus souvent chez l'enfant ou l'adolescent. Le diabète non insulinodépendant On le qualifie également de diabète de la maturité, ou diabète gras. Il persiste une sécrétion d'insuline mais elle est insuffisante, car les cellules résistent à son action. Ce type de diabète est d'origine familiale et survient chez le sujet plus âgé. Il est presque toujours associé à un surpoids ou à une obésité, voire à d'autres facteurs de risque comme une hypertension et/ou une augmentation du taux des lipides dans le sang. Sa fréquence ne cesse d'augmenter du fait de la propagation des mauvaises habitudes alimentaires et de la surconsommation d'aliments comme les frites ou les boissons sucrées. La maladie pouvant rester longtemps silencieuse et se révéler tardivement par des complications (cécité, maladies cardio-vasculaires), son dépistage systématique par un bilan sanguin chez le sujet adulte est d'une importance capitale. Le traitement le plus important du diabète non insulinodépendant est une prise en charge diététique. Elle représente toujours la première étape, associée ou non à des traitements médicamenteux. L'objectif est de réduire le surpoids, l'amaigrissement suffisant souvent à réduire le taux de sucre dans le sang et à corriger la résistance à l'insuline. L'alimentation joue également un rôle primordial dans la prévention des complications secondaires, en particulier vasculaires. Le secret d'un diabète bien contrôlé : une alimentation saine et équilibrée Si le diabète était une maladie héréditaire, tous les enfants de parents diabétiques deviendraient diabétiques eux aussi. Or, ce n'est pas le cas. Même s'il existe une certaine prédisposition familiale, le diabète n'apparaît que dans certaines circonstances, encore mal définies. C'est pour cela que l'on parle de prédisposition génétique. On a évalué le risque d'apparition d'un diabète chez les enfants de diabétiques insu lino dépendants à 5 à 6 %. Le diabète non insulinodépendant est une maladie génétique dont les facteurs de risque sont une mauvaise alimentation, l'excès de poids et la sédentarité. La prévention est ici primordiale et indispensable. LA DIÉTÉTIQUE DU DIABÉTIQUE Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un traitement à long terme. L'éducation nutritionnelle du sujet est importante, ainsi que l'adoption de bonnes règles d'hygiène de vie. Elles doivent permettre au diabétique, qu’il soit adulte ou enfant, de mener une vie sociale satisfaisante. Les spécialistes en nutrition s'accordent pour dire que l'alimentation du sujet diabétique doit être proche de l'alimentation idéale préconisée pour tout un chacun. Il faut simplement adapter les apports en fonction des besoins et de l'activité physique, qui doit être fortement encouragée. Autrefois, on réduisait systématiquement tous les glucides dans l'alimentation des diabétiques. Maintenant, les nutritionnistes sont parvenus à un consensus et conseillent - une réduction des apports caloriques chez le diabétique obèse, par une diminution du sucre et des graisses ; - une répartition des apports caloriques en 50 % de glucides, 35 % de lipides et 15 % de protéines ; - un fractionnement des prises alimentaires en 3 repas principaux et 2 collations, pour mieux éviter les fortes montées de glycémie et le risque d'hypoglycémie qui peut leur succéder, notamment chez le diabétique insulinodépendant ; - l'arrêt impératif du tabac, car il accentue dramatiquement le risque d'athérosclérose et de maladie cardio-vasculaire. En pratique, il faut éviter les sucreries, surtout en dehors des repas. Le sucre pourra être remplacé par des édulcorants. Les desserts sucrés sont tolérés à la fin d'un repas, où ils modifient moins la glycémie. Mieux vaut éviter les boissons sucrées ou les consommer dans leur version, light ». On privilégiera les glucides complexes, à absorption digestive lente, qui n'entraînent pas de brusques montées de glycémie. Pour cela, on mangera à chaque repas céréales, pâtes, riz, semoule ; ainsi que des aliments riches en fibres : légumes, légumineuses, pain complet, fruits frais, qui diminuent la vitesse d'absorption des aliments. Les graisses saturées des charcuteries, viandes grasses, produits laitiers entiers doivent être impérativement réduites. On préférera le poisson, les viandes maigres et les versions écrémées des laitages. Il faut toutefois veiller à absorber une part de lipides mono- et poly insaturés, comme l'huile d'olive. Enfin, l'alcool est déconseillé ; toute consommation à jeun risque d'entraîner une hypoglycémie sévère.
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