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mines & géologie |
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L'or a joué un rôle déterminant dans l'histoire de l'Afrique l'ouest en général, et de la Guinée en particulier. C'est l'or qui a fait la grandeur et la prospérité des grands empires Ouest-Africains. Niani, la capitale de l'Empire du Mali au XIIIe siècle, se trouve dans l'actuelle Préfecture de Siguiri, qui est la première région aurifère de la Guinée
Production d'or dans le monde Les fabuleuses réserves d'or des provinces médiévales du Bouré et du Sèkè sont connues du monde entier. Elles ont servi au rayonnement du grand empire Mandingue. Le commerce florissant entre l'empire du Mali et l'Afrique du Nord des le Xlle siècle et le légendaire pèlerinage à la Mecque de l'Empereur Kankou-Moussa au XlVe siècle en sont des illustrations éloquentes. Les premières sociétés. Minières ont fait leur apparition à Siguiri des après l'occupation française, c'est-à-dire au début du siècle en cours (de 1908 à 1916). Parmi ces premières sociétés minières on retient celles-ci: - Société des Dragages Aurifères du Tinkisso ; - Compagnie Minier de Guinée à Fatoya ; - Mines de Siguiri à Fatoya ; - Société des Mines de Haute Guinée à Dalamban ; - Société de Koba, de Balato, Oulada ; - Société de Bouré, Sèkè, Didi; - Compagnie Lyonnaise des Gisements Aurifères en Guinée. II n'y a pas une seule sous-préfecture dont le sol et le sous-sol ne renferment pas d'énormes réserves d'or. Pour la commune urbaine, les zones aurifères identifiées sont: - District de Bambala - District de Diatéla - District de Sebekoro - District de Dankakoro - Secteur de Kobada (district de Djiléngbè) - Secteur de Töka (quartier Siguiri-Koro 2) - Secteur de Kökoron (quartier Siguiri-Koro 2) -Secteur de Komassangban (quartierSiguiri-Koura 1) -Secteur de Somonobougou-Bèrè (quartier Kouroudakoro 2). D'importantes réserves d'or sont identifiées sous les eaux du fleuve Tinkisso. II en est de même pour le Niger.
L'or de Bouré est d'une qualité irréprochable, titrant entre 850 et 980% (soit de 20 à 23,5 carats). L'or se présente surtout sous forme de gisements secondaires (alluvions des lits et des terrasses des cours d'eau) ou primaires (filons, veines de quartz). Ces gisements sont exploités de façon artisanale, semi-industrielle, et industrielle. La teneur moyenne est de 1 à 10 g/m 3 de sédiments pour tout le bassin du Haut-Niger (Siguiri, Niandan-Banié, Mandiana, Dinguiraye). L'essentiel de la production d' or de Guinée est tiré de cette région. Présentement les 8 à 10 tonnes d'or produit annuellement par la Guinée proviennent des orpailleurs et de deux entreprises: la Société Ashanti Goldfield (SAG) à Siguiri et la Société Minière de Dinguiraye (SMD).
LA SAG (Société Aurifère de Guinée) Établie à Siguiri depuis 1995, elle associe l'État guinéen (15%), et la société Ashanti Goldfield du Ghana (85%). La nouvelle mine de Koron inaugurée le 15 avril 1998 de Guinée, est l'aboutissement d'une opération démarrée en 1993, avec des partenaires australiens qui avaient mis en évidence la présence de nouveaux gisements aurifères. En 1996, le Groupe Ashanti rachète les parts australiennes et devient l'actionnaire majoritaire. Elle garde l'appellation SAG devenue Société Ashanti Goldfield. Une nouvelle dynamique s'instaure. Ashanti réactualise les études de faisabilité et donne son feu vert en 1997 pour la réalisation d'un projet devenu aujourd'hui réalité. L'exploitation concerne les gîtes primaires d'or de la préfecture de Siguiri.
Grâce à la mine de Koron, la Guinée se dote de l'une des plus importantes usines de production d'or africaines, avec une capacité de traitement de 4 millions de tonnes de minerai par an, pour un investissement de 55 millions de dollars. Des investissements complémentaires lui permettront d'entreprendre l'exploitation de nouveaux gisements avec une production globale annuelle de près de 10 tonnes d'or. La durée de l'exploitation est estimée à quatorze ans. Malgré ces prévisions énormes la ville de Siguiri ne bénéficie que de 0,4% des revenus annuels de la production. Siguiri, qui partage 750 Km de frontière avec le Mali, est menacée par la désertification avec pour conséquence une faible pluviométrie. Il y a un manque d'eau potable, d'électricité, et d'infrastructures scolaires. téléphone, il ne fonctionne que de façon sporadique.
La production artisanale d'or (l'orpaillage) emploie plus de monde, que l'exploitation artisanale du diamant et est ancrée plus profondément dans la tradition guinéenne. Sa production est vendue à des collecteurs ou directement à la Banque Centrale, laquelle possède deux laboratoires d'analyse l'un à Kankan, et l'autre à Conakry. Cette dernière fixe le prix d'achat de l'or brut produit à partir du fixing de Londres. Siguiri possède également d'énormes potentialités minières liées au calcaire. La SAG s'implique enfin dans la protection de l'environnement
La SAG (Société Ashanti Gold Field), entreprise ayant le marché d'exploitation de l'or de Siguiri, a enfin décidé d'appliquer des mesures de protection de l'environnement. Elle serait, en ce moment même en train de construire un réservoir imperméable pour recueillir les résidus de cyanure, provenant des usines de production, qui polluent les cours d'eaux environnants et la nappe phréatique. Le liquide recueilli devrait subir un traitement approprié avant d'être rejeté dans la nature. Le site de traitement serait protégé par des barbelés et surveillé par des agents de sécurité. Même si la SAG n'avait jamais accepté ses responsabilités dans les problèmes de santé qui ont touché les populations avoisinantes, elle admet implicitement, par la prise de ces mesures, qu'il y'a un risque effectif pour l'environnement, la santé de la population, et l'élevage des bovin. Ces mesures associées au traitement des fumées d'usines et a la lutte contre la désertification, par la plantation d'arbres, pourrait préserver le bien être des populations locales. Les réalisations de la SAG Avec l'implantation d'une nouvelle usine dont le coût est estimé à 85 millions de dollars, pour une durée de 18 mois, la SAG traitera un tonnage plus élevé de minerai avec une réduction de la consommation en ciment et une élévation du pourcentage de récupération d'or. Ce nouveau procédé permet de récupérer plus de 90% de l'or, avec un traitement de 30 000 tonnes de minerais par jour et environ 10 500 000 tonnes de minerais traités sans interruption par an, soit une augmentation de 15 ou 20% par rapport à la production précédente. Avant, le niveau de récupération de l'or était, à cause des méthodes d'extraction et de traitement, situé entre 75 et 77%. L'usine va amortir le coût de l'investissement dans quatre ans. L'ancienne méthode d'exploitation était le système Heap Leach (HL) qui n'exploitait que des minerais à forte teneur pour une durée 270 jours pour la récupération du lingot d'or. Les résidus à faible teneur mis non traités par l'ancien système (Heap Leach) seront utilisés par la nouvelle usine qui emploie le système Carbon-In-Pulp (CIP). Ce qui a pour avantage de faire baisser le coût de production d'or. M. Horochuk Brent, directeur général de la SAG, explique la nécessité et les avantages de cette nouvelle usine : « Avec le système Heap Leach, on fait le mixage des minerais durs et moyens. On s'est rendu compte après une période que ce processus allait devenir non économique. Suite à une étude de l'équipe de la SAG, nous avons donc adopté le système CIP (Carbon-In-Pulp) pour cette nouvelle usine en construction. »
Située à 25 km de la ville de Siguiri, la Société Ashanti Goldfields de Guinée d'alors est née des cendres de Golden Shamrock Mine (GSM) en décembre 1996. L'inauguration officielle a eu lieu le 15 avril 1998 par le président Conté après que le premier lingot d'or ait été coulé, le 09 février 1998.
Après environ sept
années d'intenses activités d'exploitation caractérisées par des
difficultés, la société Ashanti Goldfields de Guinée a fusionné, en avril
2004, avec Anglogold, un géant du secteur minier aurifère. De cette fusion
est née la Société Anglogold Ashanti de Guinée. Cette nouvelle société
connaît aujourd'hui une extension impressionnante.
Retombées financières
La SAG est une société
anonyme dans laquelle les partenaires possèdent, selon la convention de
base, 85% du capital et seulement 15% pour le gouvernement guinéen. Depuis
son implantation, la SAG, dans le souci de participer au programme de
lutte pour la réduction de la pauvreté, engagé par le gouvernement, et de
préserver ses relations de bon voisinage avec les populations locales, a
mis en place un programme de développement socio-économique en rapport
avec les autorités préfectorales et gouvernementales. Ce, parallèlement à
ses activités de production. A cet effet, elle verse chaque année 0,4% de
son chiffre d'affaires à la préfecture de Siguiri. Cette taxe qui est
allouée entièrement pour le développement de Siguiri est gérée par trois
entités distinctes : le Comité préfectoral de développement de Siguiri (CPDS),
organe de décisions qui reçoit, analyse, amende et/ou approuve les projets
; la Société AnglogoldAshanti de Guinée (SAG), considérée comme bailleur
de fonds ; et le Centre canadien d'étude et de coopération internationale
(CECI) qui est un des opérateurs techniques chargés de l'élaboration du
schéma directeur du développement de Siguiri (SDDS). Ainsi, de nombreuses
infrastructures ont été réalisées dans la ville de Siguiri ainsi que dans
ses sous préfectures. Ce sont : les blocs administratifs de Kintinia et de
Siguiri, le centre culturel de Kiniebakoura, le collège ''Faramoi Bereté''
à Siguiri, l'école primaire de Boukaria, des forages à Tintisabari, des
pistes rurales à Franwalia, Setiguiya, Fatoya, des ouvrages de
franchissement, des postes de santé à Balato et à Fotaya, des champs
agricoles à Tougui-Oulen, à Boukaria...
Pour le préfet
Abdoulaye Diouma Diallo, il est temps d'orienter cette taxe vers des
activités génératrices de revenu pour permettre aux populations de Siguiri
de pratiquer d'autres activités que l'orpaillage.
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