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Les vraies raisons de la crise ivoirienne « Les guerres fratricides ne s'arrêtent que si les ennemis sont persuadés que toute victoire est devenue impossible ». Malgré le pessimisme de cette affirmation, elle convient parfaitement à la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire. Jamais une crise africaine n'a connu autant de revirements et d'espoirs déçus. De Paris à Pretoria I et II, en passant par Accra I, II, III, Dakar, Addis-Abeba, Libreville, Ouagadougou, Bamako ou Abuja, c'est la confusion, la polémique, la surenchère et l'incertitude qui dominent. Pendant que le pays sombre dans le chaos son président lui se plonge dans la lecture de Jules César écrit par l'écrivain français Max Gallo, alors qu'il aurait mieux fait de lire l'autobiographique très instructif de Nelson Mandela,
Long Walk to Freedom (voir notre dossier d'histoire). Mais hélas !La seule chose qu'il semble avoir retenu de ses cours d'histoires est le machiavélisme et les épopées guerrières. S'il soigne les apparences, il en est tout autrement du fond. Plus chef de clan que président, car incapable de se mettre au dessus de la mêlée, il n'a pas renoncé à l'envie de remporter la guerre, tant militaire que politique, au finish. Rusé et retors, il est un artiste du louvoiement, surnommé « Le Boulanger », car il roule ses adversaires dans la farine. Le « patriote » serait-il près à sacrifier sa patrie pour rester au pouvoir ? Vous trouverez peut être la réponse à travers ces quelques documents de synthèse que je soumet à votre lecture. Ils retracent le
parcourt du premier responsable ivoirien.
Lamine SINANI
 Laurent Gbagbo
UN SOCIALISTE A VISAGE ETHNIQUE
Pour conserver son pouvoir, le président ivoirien n'hésite pas à manipuler la xénophobie, et à verser dans le juridisme. Il se voulait homme d'État, mais se comporte en chef de clan. |