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Guinée |
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L’UE appuie la préparation des législatives en Guinée Quelque 6 millions d’euros ont déjà été décaissés par l’Union européenne (UE), pour appuyer la préparation des prochaines élections législatives en Guinée, a déclaré, mercredi à Paris, Anna Silvia Piergrossi, Chef de la Délégation de la Commission européenne à Conakry. «Il s’agit d’une somme que nous avons effectivement décaissée et mise à la disposition du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)», a-t-elle précisé à la PANA, en marge du Forum des partenaires économiques de la Guinée. Selon Mme Piergrossi, l’aide de l’UE devrait servir à la révision des listes électorales et à la délivrance des cartes d’électeurs sécurisées. «Un programme d’inscriptions informatisées des électeurs aurait dû commencer grâce à notre appui. Le PNUD travaille actuellement à le rendre opérationnel après un léger retard. A terme, la Guinée devrait disposer de listes électorales actualisées et de cartes d’électeurs sécurisées portant la photo du titulaire», a expliqué la représentante de l’Union européenne en Guinée. Qualifiant la situation politique à Conakry de «très fragile», elle a plaidé pour des élections législatives libres, transparentes et démocratique et assuré que l’UE est disposée à débloquer des fonds supplémentaires pour en assurer la réussite. «Nous étudions la possibilité d’accorder des fonds supplémentaires pour l’organisation de ces élections. Car nous estimons que leur réussite peut consolider la stabilité du pays qui est actuellement très fragile», a insisté Mme Piergrossi. La représentante de l'Union européenne a révélé qu'il existe toujours des risques de conflits constitutionnels entre le gouvernement et le président de la république. "Nous en avons eu la preuve avec les lois électorales. Nous devons rapidement aller aux élections pour sortir de cette situation», a-t- elle encore dit. Les élections législatives, initialement prévues en juin dernier, ont été reportées sine die, le gouvernement de transition et les partis politiques ayant estimé que les conditions de leur transparence n’étaient pas réunies.
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