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Guinée |
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Ces politiciens qui dansent avec le diable Une vingtaine de partis d'opposition, dont l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, de l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo), l'Union des forces républicaines (UFR, de l'ex-PM Sidya Touré), l'Union pour le progrès et le renouveau (UPR, d'Ousmane Ba) et l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG, de Jean-Marie Doré), ont estimé que l'appel à la grève avait été lancé « sur des bases qui sont d'ordre purement politique et non syndical », avertissant qu'ils "n'entendent pas demander à (leurs) militants de descendre dans la rue". Incroyable mais vrai, des politiciens qui ne veulent pas entendre parler de raison politique et s’érigent même en défenseur du régime qu’ils disent combattre depuis près 25 ans. La raison en est tout autre. Ils ont d’autres motivations, l’opportunisme et l’égoïsme, qui n’ont rien a avoir avec les aspirations du peuples, le changement. Rien de surprenant d’ailleurs vu le passé de Mr Sidya et de Mr Cellou. Ils ont été tous les deux anciens premier ministre de Conté, tous les deux limogés, avant de découvrir tout à coup qu’ils avaient des idées politiques opposées à leur cher président. Le second a servit 17 ans pendant les 24 ans du régime Conté. Il pense que « chez nous [en Guinée], grève est égale à insurrection. » Quant au tonitruant Jean-Marie Doré, il regrette toujours son « frère » Eugène Camara dont il se félicitait de la nomination. Sa réputation de pirouette n’est plus à démontrer. Ce trouble fête pense que « Nous sommes dans un régime présidentiel fort selon les termes de notre loi fondamentale. Ce n'est pas la rue qui doit pousser le Président de la République à se plier à des exigences sans fondement politique. Donc, il faut que cette affaire de grève cesse et que les syndicats arrêtent de nous diriger. Trop c'est trop,… » Dans leur avis de grève, publié le 4 janvier, les centrales expliquent avoir décidé de déclencher ce mouvement à compter du 10 janvier pour protester contre la violation d'accords signés avec le gouvernement et exiger le retour au gouvernement de Justin Morel Junior, ministre de la Communication, qui a été démis de ses fonctions le 3 janvier par le président Conté suite à ses déclarations, alors qu’il ne faisait que son travail de porte parole, et remplacé par Issa Condé, un proche du chef de l'Etat. C’est une violation flagrante des accords du 27 janvier 2007, obtenus au prix du sang de la jeunesse guinéenne. Doit-on laisser Conté défaire ce qui a été si durement acquis. Les syndicats sont le garde-fou de cet accord obtenu à l’arracher sous leur initiative. C’est parce que la révolution été inachevée que la Guinée n’arrive pas à sortir du gouffre. A écouter certains, il n’y aurait même pas eu la première grève. Que de réactions absurdes : « Pas une goutte de sang et de larme pour Kouyaté » comme si c’est ce dernier qui était à l’origine de tous nos maux depuis un quart de siècles. Kouyaté n’a pas encore passé un an aux commandes qu’on a oublié Conté, tout à coup devenu un saint. En soutenant "le contrôle que Conté exerce sur le gouvernement Kouyaté" on se rend complice de sa dictature et de son maintien au pouvoir. La haine suscitée contre le gouvernement Kouyaté semble motivée par le fait qu'il n'est pas assez sévère avec le régime Conté, alors qu'aujourd'hui on veut nous faire croire qu'il faut soutenir le Diable contre son "protégé". Justin Morel n'a pas été destitué en tant que simple ministre, mais suite à une déclaration dans le cadre de ses fonctions de porte parole. Ce n'était pas à lui le responsable mais le gouvernement. Il s'agit tout simplement d'une tentative d'intimidation d'un pouvoir sanguinaire. Mais le guinéen est amnésique, et quiconque ne tire pas les conséquences de ses erreurs se condamne à les recommencer. Allons-nous continuer à rater le train de l’histoire. Un mal se soigne toujours à la racine, si vous êtes sincère, détruisez la racine Conté et le fruit périra de lui même. Toute autre solution n'est qu'hypocrisie ou manipulation. Mohamed lamine SIDIBE 09/01/2008 |
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