La CENI dévoile son agenda en direction des législatives de novembre
Les Guinéens s'acheminent à petits pas vers les élections législatives prévues à la fin de l'année (entre le 23 novembre et le 14 décembre), dont ils espèrent qu'elles seront les plus démocratiques jamais organisées dans ce pays, près d'un demi siècle après son accession à la souveraineté internationale.
La Commission Electorale Nationale Indépendante a rendu public dimanche, à Conakry, son programme d'activités, informant notamment du démarrage de la mise en place des démembrements locaux de la CENI, en l'occurrence les Commissions préfectorales (CEPI), communales (CECI) et sous préfectorales (CESPI).
Une mission est sur le terrain depuis vendredi à l'intérieur du pays pour l'installation des antennes locales, selon la source, qui annonce la création prévue de Commission Electorales d'Ambassades Indépendantes (CEAMI) dans les pays de forte présence de la colonie guinéenne.
La CENI compte également organiser des '' sessions de formation de tous ses membres et des agents électoraux et surveillants de bureaux de vote», ce qui impliquera des échanges avec des structures analogues, dans la sous région d'Afrique de l'Ouest.
Le chantier de l'organe électoral comporte plusieurs points : le renforcement des capacités en information et communication de la CENI, la promotion de l'éducation civique, la sensibilisation des citoyens, des acteurs et partenaires du processus électoral.
Est également inscrit à l'agenda de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), « le renforcement du contrôle et de la supervision pour les Commissaires et leurs démembrements, pour permettre une maîtrise des activités sur le terrain'', poursuit le communiqué publié dimanche.
Le budget est estimé à 5 milliards de francs guinéens, soit près de 500 millions de FCFA, selon des sources proches de la Direction de la CENI. Des contributions de soutien ont déjà été reçues, de la CEDEAO (500. 000 dollars) et de la France (100 000 euros).
Tout le travail de la CENI de Guinée se fait en collaboration avec le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, souligne-t-on. |