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Guinée

 

LA NOUVELLE ÈRE POLITIQUE GUINÉENNE

LA PRÉDOMINANCE DU RPG PANIQUE LES CORRUPTEURS

L’ère nouvelle de la politique en Guinée est subitement apparue dès la mort du général président Lansana Conté, annoncée le 23 décembre 2008, suivie quelques heures après de la prise du pouvoir par les militaires sous la houlette du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara.

Un vaste mouvement de sauve-qui-peut s’installe sur l’arène politique : l’ancien parti présidentiel, le PUP, affiche un désarroi mortel, de nouvelles formations politiques apparaissent sur fond de corruption à ciel ouvert, les anciennes alliances se fondant dans d’autres, le CNDD, maître du jeu promet d’assainir la situation économique et social du pays.

Quant au Rassemblement du Peuple de Guinée, RPG, fort de la justesse de sa ligne politique et du soutien de ses militants déterminés à aller, sans défection jusqu’à la victoire certaine, renforce sa stratégie de lutte pour le maintien de sa constante prédominance sur le terrain (le seul parti de l’ancienne opposition qui a trois mairies dont deux grandes régions administratives et une préfecture, des dizaines de Communautés Rurales de Développement –CRD.

Pour les observateurs politiques, cette position prédominante du RPG, du Pr. Alpha Condé, s’explique par trois raisons fondamentales :

 

-         La compréhension de la justesse de la ligne politique du parti axée sur le rassemblement du peuple de Guinée pour l’instauration de la démocratie et le développement ;

-         Le soutien permanent au Pr. Alpha Condé pour sa lutte contre l’injustice, l’ethnocentrisme, l’arbitraire, aux exactions, pillages, humiliations, organisés par le pouvoir  lors des évènements de juin 2006 et janvier février 2007 sans oublier ceux dramatiques du 4 juillet 1985. Le sentiment de reconnaissance pour son courage, sa lucidité politique et son refus de toute compromission avec le régime de Conté est progressivement devenu le socle de la farouche détermination de la plupart des citoyens guinéens  à accompagner, aujourd’hui, Alpha Condé jusqu’à son accession au pouvoir.

-         Le caractère naturel et intransigeant de ces guinéens frustrés, hostiles aux parjures, au double langage ou de se dédire - question de dignité, de probité morale, d’honnêteté…, est un atout sûr pour le Pr. Alpha Condé, pour lequel cette pauvre population grandissante est prête à se sacrifier corps et âme.

Cette situation particulière d’Alpha Condé et de son parti ne laisse personne indifférente.
Si les partisans s’en frottent les mains, les adversaires broient du noir pour trouver vainement une stratégie déstabilisatrice. Après les manœuvres maléfiques de l’ancien régime « contéiste », certains partis politiques anciens et nouveaux paniqués font du va-et-vient pour contrer l’ascension continue et irrésistible d’Alpha Condé.  La corruption massive, sans gêne à ciel ouvert devient l’arme essentielle de lutte pour des hommes sans morale politique. Des dizaines de millions de francs guinéens sont volontiers distribués aux hommes et femmes isolés ou en groupes (associations diverses), sur les artères ou au domicile des leaders corrupteurs en cette période de grande précarité en cette période de grande précarité.

Cette  nouvelle forme de campagne basée sur la corruption (l’argent) commence à indisposer les guinéens qui n’hésitent plus à dire vertement leur désapprobation, car trop inappropriée à la conjoncture actuelle où le peuple applaudit le CNDD pour sa lutte active contre la corruption, le détournement du denier public, le trafic de drogue etc.

Elle est ensuite contraire aux mœurs du guinéen patriote  qui n’a jamais voulu monnayer sa conscience, sa patrie pour quoi que ce soit.

Le 28 septembre 1958, la Guinée a préféré « la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage ». Pour ces raisons indéniables, les guinéens condamnent cette méthode de lutte politique : la corruption.

Tout leader politique qui y a recours perd sa crédibilité, crée un doute raisonnable sur sa capacité de bonne gestion du pays, c’est-à-dire la bonne gouvernance.  Parce que dans l’avenir, il ne pourra interdire à personne le recours à la corruption dans la mesure où c’est la pratique qu’il a utilisée pour accéder à un certain niveau de responsabilité.

Mais bon sang ! Pourquoi ne pas exhiber au peuple son programme de société ou la trace de sa gestion passée ?

Pour les anciens premiers ministres qui sont, désormais, devenus des responsables de partis politiques, les résultats de leur gestion ne constituent-ils pas des éléments d’appréciation ou non pour les citoyens et électeurs ?

Alors qu’on cesse de dévaloriser le guinéen par la corruption en espérant acheter sa conscience politique.

En conséquence, il est temps, disent certains, d’attirer l’attention du CNDD et son président, le capitaine Moussa Dadis Camara, sur le danger de cette pratique avilissante qu’est la corruption des consciences dans le but d’y mettre fin par des mesures appropriées.

 

Conakry, 05.04.2009                                            Dr Fakémo CAMARA

 

   

Envoyé le 23/04/2009

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