Vie quotidienne à Conakry. Reuters
Le Mouvement social guinéen se réunit en assemblée générale mardi 5 janvier pour exiger de la junte au pouvoir la satisfaction de ses revendications. Une rencontre entre des membres du gouvernement et de la junte et des syndicalistes s’est tenue ce dimanche à Conakry.
Un mois après la tentative d'assassinat du capitaine Moussa Dadis Camara, toujours hospitalisé au Maroc, la junte semble prendre très au sérieux les menaces de grève et d'action du Mouvement social guinéen qui réclame la vérité sur la santé du chef de la junte et des mesures contre la vie chère. Une assemblée générale du Mouvement social guinéen est ainsi prévue pour ce mardi, pour exiger de la junte au pouvoir la satisfaction des revendications sociales.
En attendant - et sans doute pour calmer les esprits - le gouvernement guinéen a proposé aux leaders du Mouvement une concertation. Comme les leaders ne pouvaient pas se déplacer, une importante délégation composée du 1er vice-président, le général Mamadouba « Toto » Camara, du ministre de l'Intérieur, et ceux du Travail et des Finances s'est rendue, à la Bourse du travail de Conakry.
Le dialogue est donc à présent rétabli, mais reste à régler les problèmes de fond qui suscitent la colère des travailleurs. Selon Ibrahima Fofana, secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), « le fait que le gouvernement et le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) se soient déplacés pour venir à la Bourse du travail nous rencontrer est déjà un pas. Il y a eu le rétablissement du dialogue entre nous et c’est en fonction de ça que nous allons pouvoir identifier les actions à mener à partir du 5 janvier. Nous nous sommes entendus pour que le dialogue, la concertation, se réinstallent entre le gouvernement et le Mouvement social, pour qu’on puisse trouver des solutions consensuelles aux problèmes qui se posent. C’est un pas mais ça ne suffit pas, dans la mesure où les problèmes restent les mêmes, encore ».
Le
même dirigent syndical a
rappelé que le Mouvement
social a demandé un
éclairage sur l’état de
santé du président (Dadis
Camara) et veut que le
gouvernement et le CNDD
donnent leur position
par rapport au programme
de la transition.
Ibrahima Fofana a
également souligné que
des questions ont aussi
été posées «
sur les conditions de
vie des travailleurs qui
ne font que se dégrader.
La monnaie se dévalue et
l’inflation ne fait que
galoper dans le pays, ce
qui inquiète toute la
population guinéenne
aujourd’hui ».


