Siguiri-Info.com

width="298" height="27">


 
 

France

La France anti-repentance, L’arche perdue de Zoé, de Noé, et de Sarkozy

Pendant de nombreuses années. Les dirigeants arabes  qui ont une méfiance naturelle envers l’homme blanc en raison de sa capacité de nuisance, ont exprimé clairement leur méfiance vis-à-vis des ONG européennes qu’ils ont souvent accusé de nid d’espions.

Nous n’avons pas voulu croire nos frères arabes. Certains d’entre nous sont allé jusqu’à les accuser de paranoïa. Mais la vérité fini toujours par apparaître au grand jour quelque soit la profondeur de son enfouissement. Aujourd’hui nous savons que certaines ONG du monde occidentale sont des vrais nids d’espions, de bandits et de vulgaires individus malfaisants.

Nous savons aussi qu’en France certains journaux et autres radios collaborent avec les services secrets français. Pendant la guerre du Biafra certains journalistes et certains humanitaires n’étaient ni plus ou moins des agents infiltrés des services français. À la lumière de l’affaire de l’arche perdue de Zoé nous sommes sidérés par le soutien politique et diplomatique dont les kidnappeurs d’enfants bénéficient dans leur pays.

Ce qui choque le plus c’est l’attitude du président français et de l’opinion française qui exigent la libération des membres de cet arche perdue de Noé, de Zoé, de Moïse et de Sarkozy, sans tenir compte du traumatisme des enfants des familles et du brigandage orchestré par les membres de cette ONG de menteurs, de dissimulateurs, d’escrocs patentés et de trafiquants d’enfants.

Les africains oublieront difficilement les manifestations de soutiens aux menteurs et truands membres de l’arche perdue de Zoé connu par les autorités Tchadiennes sous le mon de Children Rescue, nous parions que malgré les preuves accablantes le Tchad ne recevra aucune excuse de la part des institutions de l’Etat français. La France n’est pas un pays qui présente des excuses à des noirs. Elle a présenté des excuses à la Nouvelle Zélande, pour le sabotage du Rainbow warrior dans le port d’Auckland, mais elle ne présenterait jamais des regrets pour sa participation au génocide bamiléké au Cameroun entre 1960 et 1970 encore moins pour les massacres de Sétif en Algérie, le 8 mai 1945 et ceux de son armée devant l’hôtel ivoire en novembre 2004 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Ne parlons même pas du Génocide des Tutsis que la France s’acharne à ne pas reconnaître, alors qu’elle a entraînée, organisée et formée l’armée mono ethnique Hutu du dictateur amis,  Juvénal Habyarimana.

La France, c’est un pays de matamores. C’est le pays de la collaboration, c’est le pays qui a trouvé normal de rafler dans le quartier du Vel’d’hiv à 04h00 du matin,  les 16 et 17 juillet 1942  13 152 juifs français pour les livrer en paquet cadeau, pieds et poings liés, aux occupants allemands sans le moindre motif.

N’évoquons même pas ici le sort que ce pays a réservé aux anciens combattants africains qui sont venus se battre pour le défendre quand son armée s’était liquéfiée devant la puissance de feu des troupes de la wehrmacht allemandes pendant les deux guerres mondiales. Aujourd’hui ceux qui étaient planqués nous disent  qu’ils n’ont pas de repentance vis-à-vis de nous. Quand l’ingratitude se double du cynisme et de l’arrogance cela donne naissance à un peuple amnésique.

<< J’irais chercher tous ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait. >> À  dit le petit Sarkosaure dont sa propre femme  nous a dit qu’elle ne peut plus vivre avec lui. Nous avons souvent l’impression que quand-t-il s’agit de l’Afrique, le président français ignore tous les usages, morales diplomatiques et les règles élémentaires de la bienséance.  

Oublie t-il que le Tchad a dans sont histoire une longue tradition de prise d’otage français ? Nous devons tous remercier le ciel que ce scandale ne s’est pas produit  à Conakry ou à Abidjan, Sarkozy, n’allait même pas à s’amuser d’y mettre les pieds.  Nous voyons d’ici la réponse des patriotes abidjanais. Ils auraient pris la prison d’assaut pour y extraire les menteurs de l’arche perdue de  Zoé et les enlever à leur tour pour qu’ils gouttent eux aussi à la sauce très épicée de la falsification, du mensonge et du kidnapping des personnes sans défense. 

La France se comporte avec les pays africains comme si le droit n’existait pas.  Nous espérons que le gouvernement Tchadien ne va pas se déculotter dans cette affaire. Car ce pays risque une déstabilisation majeure pour cause de l’aplatissement de la souveraineté nationale, cela se terminera par l’écoulement de beaucoup de sang, Idris Deby Itno,  le dictateur ami de la France l’a tellement bien compris qu’il ose contredire le président Sarkozy en disant que les membres de l’arche de Zoé seront jugés au Tchad.

Quand à l’assemblée nationale française, elle a aussi résonné d’exigences de : <<  retour de nos compatriotes, car il n’y a pas de justice au Tchad. >>

Les demandes d’asile de nombreux Tchadiens ont été rejeté par les services d’immigration français,  aux motifs que le Tchad est un pays ouvert à la démocratie et au multipartisme et aujourd’hui la France se réveille s’agissant de ses ressortissants pour reconnaître qu’il n’y a pas de justice au Tchad.

Les africains, les arabes et les autres peuples apprécieront pour le futur ce genre de langage venant d’une institution d’un pays dit démocratique.

Nous voulons rappeler ici que dans la nuit du 6 au 7 février 1983  Klaus Barbie,  le tortionnaire de Jean Moulin et organisateur de la déportation des enfants d’Izieu, fut arrêté en Bolivie et expulsé vers la France pour y être jugé à Lyon pour ses crimes pendant la guerre.

C’est au nom de la justice et du droit qu’ Illich Ramirez Sanchez, le terroriste vénézuélien, plus connu sous le nom de Carlos, fut enlevé le 14 août 1994 par des agent de la DST française à Khartoum au Soudan, sur ordre du ministre de l’intérieur Mr Charles Pasqua, dans le but de le transférer en France pour qu’il soit jugé et condamné à perpétuité pour des crimes qu’il avait commis sur le territoire Français.

Dans la même logique, l’Ambassadeur du Zaïre en France,  Baya Ramazani fut jugé et condamné par le tribunal de grande instance de Nice, le 29 avril 1997, pour un accident de la route qui coûta la vie à un enfant français. La France avait exigé à l’époque la levée de son immunité diplomatique par le gouvernement de son pays.

Et curieusement la France et ses institutions, oublient aujourd’hui le côté humiliant et inhumain de cette terrible tentative de rapt d’enfants par un groupe de menteurs et de dissimulateurs patentés dont les supporters se livrent à un chantage inacceptable sur l’Etat Tchadien. Ce qui révèle les deux poids deux mesures et l’incroyable impunité que la France exige pour ses ressortissants.

Les africains se retrouvent obligés de dire  à la classe politique française que les peuples ont  parfois des périodes d’oublie ou mieux encore des périodes d’amnésie. Nous vous donnons en exemple: les résistances psychologiques et l’impasse que l’on fait en France  sur l’histoire douloureuse de la colonisation et sur l’époque de la collaboration avec les nazis.

Attention, Mr  Sarkozy, nous ne cherchons pas à dénigrer votre pays. Nous disons simplement  que dans toutes les collectivités humaines. Il y a toujours un moment ou l’on doit se débarrasser des mythes considérés,  alors, comme un mode de pensée prosaïque, dépassé et archaïque.

C’est la  compréhension progressive des phénomènes et des lois de la nature qui est en cause (par exemple : l’opposition  de l’église chrétienne à la théorie de Galilée sur le mouvement de la terre autour du soleil. Aujourd’hui, on fait semblant d’oublier que Galilée a été condamné !) L’être humain quel qu’il soit  ne cesse, au fond d’être honnête à travers sa mauvaise conscience.

La France est dans cette situation et doit remercier ceux de ses amis qui ont le courage de lui dire en face, ce qui est sont devoir envers l’Afrique, le monde noir et le monde arabo-musulman. 

La France  a accouchée d’une révolution dont les principes fondamentaux ont été bafoué du début à la fin, car en définitive ni l’égalité,  ni la liberté, ni la fraternité n’ont jamais été réalisé en France, elles sont restées une formule  pour frontons des écoles primaires et des mairies.

Jamais la devise de Robespierre n’a été aussi bafouée qu’en ce début de XXIe  siècle qui voit la France  riche, développée et douée  s’installer tranquillement dans la pauvreté d’une bonne  partie de ses citoyens. Il est clair que  toute révolution est condamnée à se faire  dévorer de l’intérieur et à se faire dévorer de l’extérieur, mais le sort à la fois tragique et  loufoque de la révolution française est d’autant plus inacceptable qu’elle a été la première dans le monde à proclamer théoriquement de si belles aspirations humanistes.

Cela est profondément révoltant et humiliant pour les utopistes, les humanistes et les ressortissants des anciennes colonies du monde entier qui, comme nous, crurent  aux balivernes et autres proclamations de justice,  de fraternité, d’égalité  et de liberté découlant de la révolution française.

Nous disons toutes ces choses simples avec la sincérité qui doit nourrir notre relation naturelle avec la France , nous ne sommes pas des anti-français, ni des probritannique,  encore moins des agents de la CIA , américaine qui ont mis Mobutu au pouvoir en éliminant des hommes justes et passionnés de leur pays comme notre frère,  Patrice Emery Lumumba,  nous sommes très à l’aise avec notre indépendance d’esprit devant n’importe quel français.

L’indépendance et le bien n’être  des peuples africains, restent et demeurent pour nous tous le seul combat qui retient  notre attention.  Alors les états d’âmes, les élucubrations et les déclarations à l’emporte pièce d’un petit chef d’Etat  français qui ne se rend même pas compte que le monde contemporain a basculé dans la régression pour plusieurs décennies  avec l’installation des guerres de toutes sortes : religieuses, civiles,  ethniques et civilisationelles. Avec l’installation de la misère et de la décadence spirituelle, morale et sociale auxquelles il faut ajouter les épidémies et la pandémie du sida.

Derrière  tous ces beaux discours humanitaires ou d’humanisme et de patrie des droits de l’homme, que de sang versé, tant de génocides perpétrés, tant de narcissismes déversés et tant de colonialismes, de mensonges et de hurlements qui amènent les africains à avoir pitié pour les restes de Robespierre, de Marat, de Saint Juste et autres Danton.

À l’assemblée nationale française, nous disons que si la France se croit triomphante et veut se vautrer sur les ossements  de nos malheureux pays africains. La représentation nationale doit être du côté des pauvres comme Robespierre et Danton pour dénoncer sa suffisance et sa myopie politique face  à des enfants, des hommes et des femmes déboussolés par la faim, la maladie et qui sont dévorés par l’analphabétisme, l’ignorance, le fanatisme et la superstition.

Et en plus cette France que nous venons de décrire, veut nous donner des leçons de démocratie et de bonne conscience en oubliant que le parlement français hier encore avait  voté la loi portant sur le caractère positif de la colonisation française. La colonisation française coupable de massacres et de génocides en tous genres, est donc positive ?  Seul un parlement déserté par l’intelligence peut poser un tel acte de  cécité politique et morale.

Nous sommes persuadés qu’aujourd’hui beaucoup de français comprennent le sens des luttes de nos peuples africains car depuis leur berceau, l’opulence dans laquelle ils ont été élevé  a occulté en eux la souffrance et la rage des peuples qui ont subis dans leur chaire l’humiliation de l’occupation coloniale française.

Par son attitude méprisante, la classe politique française a alimenté  sans le savoir le ressentiment des africains contre leur pays.

La France, nous parle de langue commune,  et de passé commun. Nous la prenons au mot.  C’est au nom de ce passé commun que les français doivent militer pour que la coopération franco-africaine sorte du mépris. Il n’y a pas de coopération sans confiance. La prolongation des rapports étouffants de nos pays avec la France,  sont absolument incompatibles avec l’indépendance nationale et la souveraineté  de nos pays africains.

Nous regrettons franchement de ne pas trouvé en France une classe politique et une société civile capables de porter avec nous cette vision de la coopération franco-africaine.

Finalement, nous invitons Sarkozy et tous ceux qui pensent comme lui, à apprendre à se regarder autrement, rien n’est en effet plus urgent que la révolution des regards qui sont tournés vers l’Afrique mais aussi vers les français et la  France, celle  des lumières, celle de Mauriac, de Camus, de Malraux et de Sartre.

C’est avec ce passé commun dont les français se gargarisent et  font état si souvent dans leurs beaux discours et leurs gesticulations de matamores sortant de l’arche perdue de Noé et de Zoé que nous  disons à la suite de notre maître le Pr. Joseph Ki Zerbo que :

 << seul l’avenir est grand, parce qu’il est avenir, nous pouvons l’invoquer, nous pouvons le convoquer, nous pouvons le domestiquer, comme une bête féroce qui vient vers nous.>>

Puisse l’humilité et la fraternité des hommes nous conduire à un dialogue constructif et vers une meilleure compréhension, afin de nous éviter des déchirements inutiles et des séparations irrémédiables.

Dr SERGE-NICOLAS NZI

Chercheur en communication

Directeur du centre africain d’études stratégiques

CP. 66 VEZIA-LUGANO

CH-6943 SUISSE

Tel. 004179.246.53.53

nzinicolas@yahoo.fr                                                                             18/11/2007

Page d'accueil>>>

                    
    
                page d´accueil   contact        

                         
Copyright © 2005 Webmestre @Siguiri-info.com.. Tous droits réservés 2005©